L
es femmes sont souvent confrontées à une injonction contradictoire au travail : si elles s'affirment avec fermeté, elles risquent d'être qualifiées d'agressives ; si elles adoptent une posture d'écoute et de diplomatie, elles sont perçues comme manquant d'autorité. C'est le biais d'évaluation bien connu sous le nom de "double standard".
Pour naviguer dans cet environnement, l'outil le plus robuste est l'assertivité. C'est-à-dire la capacité à exprimer sa position, ses besoins et ses limites avec clarté, fermeté et calme, tout en respectant l'interlocuteur. L'assertivité détruit les postures d'évitement ou de confrontation improductives au profit d'un leadership pragmatique orienté résultats.
Test d'Auto-Évaluation : Quel est votre style d'assertivité ?
Répondez à ces 4 mises en situation professionnelle concrètes pour découvrir votre profil de leader et vos axes d'amélioration.
Casser le syndrome de l'imposteur par l'action
Le syndrome de l'imposteur n'est pas une défaillance psychologique individuelle, c'est une réaction normale à un environnement compétitif. Pour le neutraliser, appliquez la règle de l'objectivation des compétences :
- Tenez un journal de vos succès : Notez chaque semaine deux réussites réelles (un problème technique résolu, une négociation client réussie, une tâche difficile achevée). Relisez ce journal avant chaque réunion d'évaluation.
- Arrêtez de vous excuser : Supprimez les mots "Désolée d'insister", "Excusez-moi du dérangement", "Je ne suis pas une experte, mais...". Remplacez-les par des formulations positives : "Merci pour votre attention", "Je souhaite ajouter un point de vue constructif", "Selon mes analyses...".
La communication verbale et non verbale
L'assertivité s'exprime par le langage corporel et l'intonation :
- Le contact visuel : Regardez votre interlocuteur dans les yeux sans baisser le regard lorsqu'on vous contredit.
- La gestion du silence : N'ayez pas peur des silences de négociation. Après avoir exposé votre proposition, taisez-vous et laissez l'autre formuler sa réponse. Le premier qui parle pour meubler le silence est souvent celui qui cède du terrain.
- Le ton descendant : Finissez vos phrases sur un ton descendant et affirmatif plutôt qu'une intonation interrogative ascendante qui exprime le doute.